Retour sur la mission Arménie

Du 14 au 30 juin dernier, PandemIA a organisé pour l’Arménie, à la demande de son Président Armen Sarkissian, une mission d’assistance médicale coordonnée par Mr David Papazian.

Le pays, en proie à une résurgence de Covid après 3 semaines de confinement, a en effet vu le nombre de nouveaux cas augmenter de manière importante (environ 600 par jour dans ce pays de 3 millions d’habitants), ainsi que le nombre d’hospitalisations et de décès (426 ce jour). Une première mission dirigée par le Professeur Alexandre Mignon de 10 jours a été suivie par une seconde, dirigée par le Professeur Laurent Papazian. Elles comportaient 10 anesthésistes réanimateurs et infirmières, de Paris, Marseille, Toulouse et Evreux. Les équipes ont été remarquablement accueillies dans deux des principaux hôpitaux en charge exclusive des patients Covid à Yerevan, Nork Orthopedic et Grigor Lusorevitch.

Dans ce dernier, en charge de 500 patients dont 55 lits de réanimation, le travail a consisté à discuter et comprendre les protocoles de prise en charge (quasiment identiques à ceux utilisés en France), comportant notamment déjà de la dexaméthasone pour les formes oxygéno-dependantes de la maladie. Une optimisation des techniques de ventilation non invasive a été recherchée avec les collègues arméniens, ces derniers tentant de reculer au plus tard possible le recours à l’intubation et la ventilation mécanique, synonyme d’une charge de travail beaucoup plus lourde pour des équipes médicales et paramédicales, déjà exténuées et en nombre assez limité. Cette mission a été la première d’une nation étrangère proche de l’Arménie, suivie dans un deuxième temps par l’arrivée de médecins lituaniens, et d’une aide matérielle importante des USA et de la Serbie, entre autres.

On ne peut pas tirer de bilan précis sur les effets immédiats de ces missions, mais la coopération a été amicale, intense, et constitue certainement une première ligne de collaboration entre la France et l’Arménie, faite d’échanges sur la formation, les organisations, et l’optimisation de la prise en charge des formes les plus graves de la maladie. Les soignants français remercient l’accueil chaleureux qui leur a été fait, et souhaitent le meilleur pour la suite pour ce magnifique pays proche de coeur et d’esprit de la France.